4.1 : Mieux communiquer avec des personnes autistes
Maintenir des relations interpersonnelles positives et une communication efficace avec les autres favorise l’intégration et le maintien en emploi des personnes en situation de handicap. Ceci est encore plus vrai pour les personnes autistes, lesquelles sont régulièrement confrontés à des défis en la matière. Pour aider les entreprises et les organismes du Québec à faire cela, le Centre de recherche pour l’inclusion des personnes en situation de handicap (CRISPESH) a créé le guide Faciliter la communication neuromixte en milieu de travail. Cet outil vise à soutenir le développement de milieux de travail plus inclusifs et à fournir des outils pour faciliter la communication neuromixte. Il s’attarde plus particulièrement à la communication entre personnes autistes et allistes (les personnes qui ne sont pas Autistes). Le texte ci-dessous vous présente un résumé des principes présents dans le guide, vous permettant ainsi de faire évoluer vos pratiques inclusives dans votre milieu de travail québécois.
De l’importance d’une communication sensible et individualisée
Communiquer de façon sensible et individualisée avec ses employés présente de nombreux avantages pour les organisations et les employés autistes:
- Offre un climat de travail accueillant pour tous
- Maintien l’engagement, la satisfaction et le bien-être de tous
- Contribue au développement des compétences
- Favorise la productivité et la performance des organisations
Pour bénéficier de ces avantages, les organisations doivent reconnaître que communiquer est une responsabilité partagée, en plus de mettre en place des conditions nécessaires à l’établissement d’un dialogue ouvert avec toutes les parties impliquées.
Communiquer : une responsabilité partagée
Il est de coutume de responsabiliser les personnes autistes par rapport aux défis de communication qu’elles rencontrent. Or, communiquer nécessite la participation d’au moins deux personnes. Chacune d’entre elle a un rôle à jouer et une part de responsabilité pour établir une communication sensible et individualisée.
Il ne revient donc à toutes les personnes impliquées dans la communication de s’adapter l’une à l’autre et choisir des moyens et des manières de communiquer qui soient efficaces et confortables pour toutes les parties.
Communiquer : des mythes à démystifier
Reconnaître la responsabilité partagée de la communication implique de démystifier certains mythes concernant la communication des personnes autistes.
Mythes:
- Les personnes autistes ne ressentent pas d'émotions
- Les personnes autistes manquent d’empathie
- Les personnes autistes sont de mauvaise humeur
- Les personnes autistes parlent comme un robot
- Les personnes autistes ne veulent pas entrer en relation avec les autres
- Les personnes autistes ne savent pas comment communiquer
- Les personnes autistes ne peuvent pas regarder les autres dans les yeux
- Les personnes autistes retiennent toutes les informations, qu’elles soient importantes ou non
Réalité:
En fait, les personnes autistes, au même titre que les autres employés, présentent des forces, des besoins et des préférences individuels en matière de communication, que ce soit de façon verbale ou non verbale. Il faut donc s’adapter à l’individu, au lieu de se baser sur des généralisations stéréotypées.Comment bien communiquer : établir un dialogue ouvert
Pour parvenir à bien communiquer avec les personnes autistes, l’établissement d’un dialogue ouvert entre les employeurs et les personnes autistes est crucial.
Voici quelques conseils pour y parvenir :
- Développer une vision positive de la neurodiversité, c’est-à-dire reconnaître les multiples forces et contributions des personnes autistes
- Identifier les styles de communication et les besoins individuels de chaque employé. Par exemple, la longueur et la fréquence des échanges, les styles (ton, rythme, volume de la voix, etc.) et les moyens de communication (courriel, téléphone, texto, etc.)
- Reconnaître que la communication orale n’est pas supérieure ou préférable aux autres modes de communication
- Pratiquer une écoute active, faire preuve d’ouverture d’esprit et éviter les jugements de valeur
- Poser des questions et vérifier que les moyens de communication en place conviennent
- Mettre en place des environnements physiques facilitant la communication (bruits, lumières, etc.)
- Réfléchir aux manières par lesquelles les moyens de communication et les codes sociaux présents dans les milieux d’emploi peuvent se révéler des obstacles aux personnes autistes
- Se montrer ouvert à changer ses moyens et ses manières de communiquer en cas de besoin
Pour en savoir davantage
Consulter le guide Faciliter la communication neuromixte en milieu de travailSources
Désormeaux-Moreau, M., Courcy, I. et Charron, M. (2024). Faciliter la communication neuromixte en milieu de travail : un guide à l’intention des allistes (non autistes). CRISPESH, Montréal, Canada.
Déclaration:
Optez pour le talent n’a ménagé aucun effort pour utiliser les mots les plus respectueux au moment de rédiger les présents documents. Nous sommes toutefois conscients que la terminologie la plus appropriée peut changer avec le temps. Nous avons rédigé ces documents avec l’intention de respecter la dignité et les droits fondamentaux de chacun.
Optez pour le talent n’a ménagé aucun effort pour utiliser les mots les plus respectueux au moment de rédiger les présents documents. Nous sommes toutefois conscients que la terminologie la plus appropriée peut changer avec le temps. Nous avons rédigé ces documents avec l’intention de respecter la dignité et les droits fondamentaux de chacun.
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